Archives de l’auteur : Yannick Grenzinger

À propos Yannick Grenzinger

Je m'intéresse à l'ergonomie depuis plus de 6 ans. Mon diplôme d'ingénieur obtenu j'ai décidé d'effectué un Master Recherche avec spécialité technologie de l'information. J'ai pu suivre de nombreux cours sur l'ergonomie qui m'ont offert une vision générale ainsi que des méthodologies. J'ai ensuite travaillé sur différents projets ou j'ai eu l'occasion de voir les lacunes de la vision de l'ergonomie. Avec la révolution du Web 2.0, de l'Iphone, l'arrivée massive de la mobilité, de la réalité augmentée et des interfaces tactiles, j'ai pris conscience de l'importance de cette connaissance et j'ai décidé de lancer le site UX-FR.

Soirée du Product Tank Paris autour de l’expérience utilisateur

Hier a eu lieu une nouvelle soirée du Product Tank Paris autour de l’expérience utilisateur. L’occasion de rencontrer et voir les présentations de Benjamin Servet, cofondateur de l’agence Nealite,  ainsi que l’équipe bordelaise derrière le produit Azendo.

 

1ère présentation: Le Design Thinking.
Benjamin est venu nous présenter le Design Thinking en tant que méthode permettant de créer un avantage compétitif dans un monde où une startup dans un pays émergent peut bouleverser votre marché.

Pourquoi le Design Thinking est-il devenu un avantage compétitif ? Tout simplement parce que cette méthode a pour objectif de construire une bonne expérience pour l’utilisateur. Or il y a actuellement une surabondance de produits (il suffit d’aller voir un marché d’applications sur Android ou iOS) et l’expérience que propose le produit lui permet de jouer sur la différentiation et l’engagement.

Le Design Thinking est d’ailleurs une méthodologie éprouvée enseignée dans les grandes écoles de business aux Etats-Unis comme Stanford.

C’est principalement une méthode de travail pour résoudre des problèmes basée sur plusieurs éléments ou étapes : définir, rechercher, générer des idées, prototyper, sélectionner, implémenter, apprendre. La représentation classique de cette méthodologie est le double diamant

Schéma trouvé à partir du PInterest http://pinterest.com/BikeFurious/design-models/

Cette méthode se base aussi sur des principes tel que la co-créativité, un design centré sur l’utilisateur, l’empathie avec celui-ci, une évolution permanente du produit en essayant d’épurer et de simplifier plus que de rajouter des fonctionnalités.

Benjamin nous présente aussi quelques outils comme la carte des parties prenantes ou la méthodologie RITE (plus d’info sur ce PDF ou sur cet article).

Si vous voulez creuser le sujet, j’ai déjà parlé du design thinking dans ces articles :

http://ux-fr.com/2011/08/31/utiliser-le-design-thinking-pour-arreter-de-construire-des-logiciels-sans-valeur/

http://ux-fr.com/2011/09/20/this-is-service-design-thinking-3eme-partie/

http://ux-fr.com/2011/09/19/this-is-service-design-thinking-2eme-partie/

http://ux-fr.com/2011/09/12/this-is-service-design-thinking-1ere-partie/

Et pour les plus courageux, un cours en ligne commence le 22 juillet sur Venture Lab (MOOC associé à Stanford) : https://venture-lab.org/designthinking

Je ferais parti des participants 🙂

 

2ème présentation par Pierre Renaudin, développeur principal sur le produit Azendoo.

Cette 2ème partie était un retour d’expérience sur le développement de l’expérience utilisateur chez Azendoo. En 2 ans d’expérience, l’équipe a réalisé 3 redesign de leur application.

Les slides sont ici.

Pour Pierre, une bonne UX est celle où l’utilisateur se sent assez en confiance pour inviter ses amis et d’autres personnes. C’est une interface où se sent confortable grâce à quatre éléments : la lisibilité, du contenu à jour, une interface réactive (par exemple utilisation des notifications même sur le site web) et enfin simple.  Il revient sur l’importance de peaufiner régulièrement l’interface. Il revient aussi sur les possibilités de customisation de l’interface pour améliorer l’expérience utilisateur. Personnellement j’aurais plutôt tendance à éviter ce genre de fonctionnalité mais il nous présente l’exemple de simplement changer le fond avec quelques options limitées qui n’a pas été longue à développer et a énormément de succès. Il revient sur le fait de se concentrer sur le cœur de la proposition de valeur du produit en introduisant d’autres fonctionnalités utiles par le biais  de services partenaires (Dropbox, Google Drive, Evernote …). Autre point indispensable d’une bonne expérience utilisateur faciliter l’inscription et l’engagement de l’utilisateur, pour cela Azendoo utilise les services d’authentification comme Google signup puis propose un tour du produit (ou onboarding en anglais, pour plein d’exemples c’est ici http://uxarchive.com/tasks/onboarding)

En ce qui concerne la méthodologie, l’équipe utilise différent type de retours utilisateurs :

  • « virtuels » directement sur l’interface
  • avec l’utilisateur en personne
  • tout simplement de l’équipe
  • de différents outils d’analyse tel que Google Analytics ou Kiss Metrics qui sont agrégés du site web, de l’application mobile et même des emails

L’équipe travaille ensuite dans des itérations très courtes d’une semaine et a mis en place un lundi dédié au debug et un vendredi dédié aux finitions.

 

Pour continuer la discussion Rendez vous au prochain Product Tank chez Xebia.

 

Et j’en profite pour dire que je vais tout faire pour relancer ma création d’articles sur ce blog que je n’avais que trop délaissé ces derniers mois (et qui ne semblait plus fréquenté que par des spams)

le rôle du PO est de satisfaire l’utilisateur!

En plus du développement logiciel et de l’expérience utilisateur, je m’intéresse beaucoup à la communauté Agile. Je compte même refaire des expériences en tant que ScrumMaster 🙂

Les méthodes Agiles représentent une nette amélioration dans le management du développement de produits et en particulier des logiciels. Cependant les concepts derrière ne sont pas encore toujours naturels et il y a encore beaucoup de discussions sur leur mise en pratique.

Le dernier débat a concerné les Users Stories (vous notez qu’on parle des histoires de l’utilisateur 😉 ).

Or au milieu de l’article, je lis « Le rôle du PO n’est pas de satisfaire les utilisateurs ».

Mais alors quel est le rôle du Product Owner ? Satisfaire son chef pour avoir une promotion ? Satisfaire son équipe ? sa femme ? son conseiller financier ?

Bon ok, je manipule l’information en ne citant pas le reste « Le rôle du PO n’est pas de satisfaire les utilisateurs. Il est de maximiser le retour sur investissement du produit. La différence, pour moi, se situe à deux niveaux : la prise en compte de l’ensemble des parties prenantes au projet, d’une part, et la prise en compte du long terme d’autre part ». Mais quand même!

C’est justement un des drames de certains produits: avoir laissé de côté la satisfaction de l’utilisateur. Un produit qui ne cherche pas à satisfaire l’utilisateur c’est au mieux de l’art au pire une arnaque mais ça n’a rien à faire dans une entreprise qui veut gagner de l’argent sur le long terme. Même pour un projet interne, par exemple dans une DSI, le but premier devrait être de satisfaire l’utilisateur et pas uniquement dépenser le budget de l’année.

Même un développeur quand il écrit du code, une API ou un logiciel Open Source doit faire en sorte que l’utilisateur soit satisfait ou au moins pas frustré. C’est d’ailleurs le but de ma présentation Faire du code centré sur l’humain.

En fait le rôle du Product Owner (ou tout responsable du produit) est de satisfaire l’utilisateur en priorisant cette satisfaction en fonction du ROI tout en prenant en compte les autres parties prenantes du projet. Seule la satisfaction de l’utilisateur permet de garantir le long terme.

Bon, après il y a aussi d’exemples de réussites commerciales qui ont malheureusement mis de côté l’utilisateur, mais je ne pense pas que ce soit une stratégie gagnante de nos jours où le nombre d’acteurs se multiplient et la qualité de l’expérience utilisateur augmente.

Mise à jour: Tiens ça tombe bien, cet article nous parle du manque de considération de l’expérience utilisateur dans les DSI et comment améliorer les choses. Il parle du concept de Développeur UX ce qui me plait bien 🙂

événement de la communauté dont la formation exceptionnelle Adaptive Path

D’abord un événement majeur a lieu le 10-12 avril avec la venue sur Paris d’Adaptive Path, un des studios les plus réputés en design d’expérience utilisateur, qui vient donner une formation de 3 jours en partenariat avec Octo technology. Le but est de fournir aux participants des bases solides pour appréhender la stratégie UX de création d’un produit, de la phase de réflexion sur la vision cible jusqu’à la conception de l’expérience utilisateur « idéale ».

Plus d’information ici: http://www.octo.com/fr/evenements/7-experience-utilisateur-enjeux-et-leviers

Plusieurs évènements organisé par l’association FLUPA partout en France mais vous trouverez sur Paris:

 

Nouvelle année et Information Architecture Day !

Bonne année à toutes et à tous !

Quelques nouvelles:

  • je cherche toujours d’autres contributeurs pour que ce blog soit encore plus vivant
  • je viens de rejoindre Xebia, cabinet de conseil et d’expertise technique, toujours en tant que développeur mais aussi Agiliste et surtout pour leur amener de nouvelles compétences autour de l’expérience utilisateur. Le but est bien sur une progression mutuelle sur le sujet pour développer des logiciels exceptionnels!
  • j’ai finis de lire « Don’t make me think » et j’avance assez rapidement sur « Designing Interfaces, 2nd Edition » donc attendez vous à voir apparaître les résumés ici même.

Enfin, pour bien commencer l’année, je fais circuller l’annonce de la 2ème édition de la Journée Mondiale de l’Architecture de l’Information (plus d’infos sur le groupe UX Paris sur LinkedIn)

UX Paris est heureux d’annoncer la 2e édition du World Information Architecture Day (Journée Mondiale de l’Architecture de l’Information) le 9 février prochain.

L’événement a lieu à La Cantine, de 9h30 à 19h00. La journée est ouverte à tous et gratuite grâce à la générosité de nos sponsors : MailChimp, Nealite et Dailymotion.

La journée comprend 7 conférences et 2 ateliers. L’espace étant limité pour les ateliers, nous ouvrirons les inscriptions en deux fois, les 14 janvier et 21 janvier à 14 h. Pour participer à un atelier, il faut obligatoirement s’être inscrit auparavant à la journée de conférence :

Vous pouvez vous inscrire ici : http://wiad-2013-paris.eventbrite.com/
Plus d’informations ici : http://2013.worldiaday.org/locations/paris-france

Ne vous inscrivez que si vous avez l’intention réelle de venir et, en cas de contretemps, merci de vous désister pour libérer votre place pour quelqu’un d’autre.

L’expérience utilisateur du nouveau site Transilien

Transilien, le site des réseaux ferrés d’Ile de France a récemment refait son site avec une importante communication.
Et le résultat me semble être un échec en termes d’expérience utilisateur. Le premier constat à l’utilisation du site est que l’ancien site (malheureusement non accessible même sur Google Cache) était plus clair. Seule question d’habitude ? Pas si sûr.
Il ressort que le rapport signal-bruit du site est très mauvais.
Surtout si on prend en compte le principal cas d’utilisation du site que je connais : rechercher l’horaire et le trajet qui nous arrange plus d’un point de départ A à un point d’arrivée B.

Commençons par le formulaire de recherche, je pense qu’on pourrait facilement enlever certains éléments et ainsi simplifier l’utilisation tout en gardant une interface classique, c’est-à-dire très proche de l’existant ou de sites similaires comme celui de la RATP ou de la SNCF. Ce dernier est d’ailleurs une très bonne surprise en terme d’UX.
Déjà les deux boutons « plans » affichent exactement la même fenêtre: pourquoi ne pas rapprocher les champs de recherche, unifier ce bouton et en profiter pour le remplacer par une icône ?
Quelle est la valeur ajoutée de la flèche à coté de « De » et « A » ? A quoi renvoi l’astérisque ?
Pourquoi ne pas indiquer seulement en titre « Votre trajet » en laissant les icones indiquant l’ensemble des moyens de transport (Bus, RER, Ratp ..). Ce sont des détails mais qui permettrait d’alléger sensiblement l’interface et la rendre plus agréable.


On arrive ensuite à la page de résultats. Je ne suis pas designer visuel mais je la trouve beaucoup trop chargée visuellement avec un mauvais contraste visuel. Les éléments tels que l’heure de départ et d’arrivée ou encore se déplacer chronologiquement dans les trains ne sont pas mis en avant et pourtant sont normalement les plus importants. Mon œil est principalement attiré par la zone supérieure où il n’y a pas les boutons suivant et précédent qui se retrouvent dans la partie inférieure (au contraire du bouton Ajouter à mes favoris qui est présent 3 fois et dont je ne me suis jamais servi!).  Le manque de direction et de clarté visuelle font que les informations sur le trajet (mode de transport, durée du trajet, heure de départ et  arrivée) se retrouvent en double. Il y a aussi un manque de cohérence par exemple pourquoi ne pas garder le style en XX min pour la durée du trajet au lieu de mettre sur la durée totale du trajet XXhXX.
Une action aussi importante que « modifier votre trajet » est mis en haut de l’interface sans design particulier pour la rendre facilement utilisable (surtout si on suit la loi de fitts).
Je ne sais quelles sont les contraintes et raisons qui ont poussé vers ce nouveau design ni quels en était les objectifs mais, si je prends mon besoin de rechercher le trajet qui me convient le mieux entre 2 lieux, la nouvelle interface est clairement perfectible.
C’est encore plus vrai quand on compare à des interfaces aussi simple et efficace que celle de Capitaine de Train ou celle de la SNCF. Le plus étonnant c’est que l’interface de l’application Android ou iPhone de Transillien est bien plus claire et efficace !
Peut être que le design de l’interface du site aurait du partir du design des versions mobiles (comme le préconise Luke Wroblewski dans son livre Mobile First. N°6)

J’espère que cet article génèrera des commentaires notamment de designers expérimentés.

Retour sur deux conférences sur le Design UX

Le 8 novembre 2012 avait lieu à Paris, une conférence organisée par l’association FLUPA dans le cadre des journées mondiales de l’utilisabilité.

La première conférence faite par Marine Jouan nous présentait le site Kiss Kiss Bank Bank, une plateforme de financement participatif, principalement les écrans de contribution à un projet et de création d’un projet. Si l’expérience utilisateur semble bien faite, propre et intéressante, je suis quand même surpris de la forte ressemblance avec son gros concurrent américain KickStarter. Autre détail, que je pense améliorable, il faut obligatoirement créer un compte avant de commencer à créer un projet.  Peut être serait-il intéressant de retarder cette inscription au dernier moment comme sur les parcours d’achat de nombreux sites de e-commerce ?

La deuxième conférence était une longue présentation de différents sites ou logiciels autour de la finance professionnelle ou pour le particulier éclairé. J’ai été fortement déçu car, ayant longtemps travaillé dans la finance, je connais les grosses lacunes UX de ces logiciels et j’aurais aimé découvrir soit une critique approfondie avec des idées de solution soit découvrir une refonte d’un logiciel précis.

Enfin la dernière présentation a été une excellente surprise. Elle présentait la refonte d’un module d’un site permettant la souscription de produits d’épargne.
Les enjeux de cette refonte était de fournir un portail multi produits pour réunir des clients autour d’offres spécifiques L’étude UX a commencé par déterminer à l’aide des métriques de Google Analytics à quel moment les clients quittent la souscription. Le pourcentage de client perdu était très important au cours du parcours de souscription du à une mauvaise expérience utilisateur.
L’étude UX a été effectué de façon holistique et a permis de déterminer les différents types d’utilisateurs / clients (persona) ainsi que les différents point d’interactions (souscription par téléphone, par papier, par le site web). La clarification, la simplification et  l’homogénéisation de ces points d’interaction a permis de grandement améliorer le parcours de souscription et donc le pourcentage de conversion des clients.
La preuve que faire une recherche sur l’utilisateur et concevoir un site en prenant réellement en compte l’expérience utilisateur a un retour sur l’investissement qui peut être complètement mesurable et pratiquement direct. D’où le succès de Lean Startup, qui s’attache principalement à cette facette de l’expérience utilisateur.

Mercredi 14 novembre, c’était le groupe UX Paris qui organisait la présentation intitulée “La recherche ethnographique au service du design UX” autour des présentations de Nicolas Nova, consultant et chercheur ainsi que Raphaël Grignani, cofondateur des IxDA Interaction Awards

Parmi les moyens de cadrer et inspirer les projets de design, la compréhension des usagers et de leurs pratiques est une des pistes fondamentales. Le design d’interaction, de même que le design industriel, se nourrit ainsi de diverses méthodes d’observations des usagers et de leur contexte provenant de l’ethnographie. Au-delà des dimensions purement ergonomiques et fonctionnelles, la compréhension de « l’expérience utilisateur » est ainsi une composante fondamentale du design actuel afin d’inspirer, contraindre, adapter et définir l’espace de conception de manière innovante et originale.

L’ethnographie dans le design s’intéresse à la relation entre les objets et les gens en prenant en compte l’importance du contexte. Pour bien comprendre un besoin et son contexte, il faut observer les gens. Le but est donc de se mélanger avec les gens, de s’immerger et de s’engager avec la communauté. Cette phase exploratoire est principalement qualitative. D’ailleurs les études quantitatives permettent de déterminer quel est le problème et les études qualitatives permettent de savoir pourquoi il y a un problème
Les méthodes ethnographiques dans le design permettent d’identifier à la fois le problème et des solutions. La méthode d’immersion utilisée principalement est d’ailleurs appelée “Shadowing
http://experientia.com/services/understanding/ethonographic-research/
http://designingwithpeople.rca.ac.uk/methods/observation-shadowing

Raphaël Grignani nous montre, pendant sa présentation, son immersion dans différents pays émergents pour le compte de Nokia dans le but de créer des solutions pour permettre aux populations de ces pays de mieux communiquer. Lors de ses voyages, il s’immerge complètement dans les populations, prend beaucoup de photos, va jusqu’à tout imprimer et tout mettre autour de lui. Il fait aussi participer les populations, par exemple en leur demandant de designer leur propre téléphone.

Pour information et comme le fait très justement remarquer Raphaël Yharrassarry, l’étude de l’utilisateur dans son propre contexte correspond à l’analyse de l’activité dans le vocabulaire des ergonomes : http://blocnotes.iergo.fr/breve/motsetphrases/lanalyse-de-lactivite/

En clair, il faut apprendre à connaître le contexte. Il faut aussi faire la différence entre les données et les idées. Pour créer, un bon design le mieux est suivre la hiérarchie cognitive visible dans le schéma ci-dessous.

 


A partir des données brutes, on va créer de l’information basé sur des catégories, des calculs ou encore des comparaisons. On peut alors construire une connaissance du contexte (des motifs et des connections) qui va nous permettre de mieux le comprendre et donc de faire des choix, des évaluations et des interprétations. Au final, on se retrouve avec une sagesse qui nous permet de trouver le meilleur design.
http://unclutteredwhitespaces.com/2010/07/is-information-overload-getting-you-down/

Nicolas Nova nous donne un autre exemple. Dans le cadre d’un partenariat avec le CEA autour d’un capteur de mouvement, il a fait une étude sur l’utilisation des manettes de console de jeux auprès de différents joueurs dans leur propre habitation. Ils ont pu ainsi déterminer les facteurs de motivation pour une manette de jeu sont la précision, les sensations (ces deux facteurs créent des gestes bien différents), l’excitation (se dépenser) et enfin la performance.
On peut alors créer une carte d’opportunité puis répondre à un besoin en créant des prototypes et en faisant des tests. L’UX design et la recherche ethnographique permettent notamment d’éviter les flops technologiques.

Vous trouverez les présentations ici :

http://fr.slideshare.net/grraph/customer-relevance-raphael-grignani

http://fr.slideshare.net/nicolasnova/design-ethnography

 

World Usability Day organisé en France par l’association FLUPA

L’association FLUPA est associé à l’évènement World Usability Day en France et au Luxembourg. Vous trouverez les différents événements ici : http://flupa.eu/contenu/category/%C3%89v%C3%A9nements

Je serais bien sur présent à l’événement à Paris qui a lieu jeudi 8 novembre dont vous pouvez trouver les infos et l’inscription en suivant ce lien : http://flupa.eu/contenu/post/2012/07/20/FLUPA-WUD2012-Paris

Analyser les recherches effectuées sur votre site

Il y a plusieurs mois de cela, j’ai fait la lecture du livre « Search Analytics for Your Site » (SSA) par l’intermédiaire du groupe UX Paris et de son club de lecture. Ce petit livre apporte une bonne compréhension de l’importance des recherches effectués par vos utilisateurs sur votre site et comment utiliser les données qu’elles génèrent.

Beaucoup de personnes sont habituées au Search Engine Marketing (SEM) et au Search Engine Optimization (SEO) mais peu portent une réelle attention aux recherches que font les utilisateurs du site et leurs résultats. Pourtant les recherches sont faites par des personnes qui sont déjà engagées sur votre site et qui, contrairement à une recherche externe sur un moteur de recherche comme Google, sont rarement là par hasard. Elles recherchent une information, un produit ou encore un service et espèrent que vous répondiez à cette attente. Y répondre est donc un excellent moyen de satisfaire cet utilisateur voir ce client.

Les données des recherches internes contiennent un ingrédient manquant au SEO standard: l’intention. Les requêtes de recherche internes contiennent, selon les mots de vos clients eux-mêmes, ce qu’ils veulent et pourquoi ils sont là.

Le meilleur moyen de qualifier la recherche interne d’un site est d’analyser les requêtes les plus courantes (« short head ») selon deux métriques :

  • La pertinence : est-ce que les premiers résultats de la recherche sont raisonnables par rapport aux mots clés fournis ?
  • La précision qui mesure le nombre de résultats de recherche pertinents, divisé par le nombre total de résultats de recherche.

Pour améliorer les recherches internes et profiter des informations qu’elles apportent vous devez :

  • Comprendre l’usage fait par les utilisateurs de cette recherche. Combien de personnes l’utilisent ? Quelles sont les mots clés recherchés ? Quels thèmes créer autour de ces mots clés ?
  • Savoir de quelle page proviennent les recherches, le contexte de la recherche est important, puis déterminer ce que font ensuite les utilisateurs.
  • Mesurer la qualité des résultats renvoyés par les recherches fréquentes. L’indicateur le plus important est bien sur le taux de rebond. Après avoir cliqué sur un des résultats renvoyés par la recherche, combien de temps restent-ils sur la page ?
  • Segmenter : vous devez regroupez vos données en de petits éléments pour comprendre le comportement de plus petits groupes de personnes.
  • Enfin mesurer les résultats et les taux de conversions, par exemple, dans le cadre d’un site de e-commerce combien de personnes vont acheter l’un de vos produits suite à la recherche.

Analyser et comprendre les recherches de vos utilisateurs permet aussi de déterminer ce qui ne va pas dans le design de votre site. Par exemple, dans les principaux mots clés de recherche vous voyez ressortir des termes comme « contact » ou « email ». Bien que les termes ne soient pas identiques, l’intention est clair les utilisateurs aimeraient vous contactez mais ne savent comment le faire directement. Pourtant le formulaire de contact est accessible par une certaine navigation dans des écrans. Il est peut-être temps de revoir la navigation de votre site plus claire pour que le formulaire de contact soit plus accessible ?

C’est un exemple simple mais en analysant plus en profondeur les recherches ont peut aussi découvrir des patterns saisonnier par exemple les gants en laine au début de la saison froide et y répondre en mettant en avant les gants « commerce équitable » en Laine du Pérou que vous vendez !

Il y a donc différentes façons d’utiliser l’analyse des recherches internes que présente le livre. C’est un outil extrêmement puissant pour vous aider à comprendre ce que les utilisateurs attendent de votre site. Et une fois que vous avez une idée de ce qu’ils veulent, vous pouvez évaluer et d’améliorer toutes sortes de choses présentes pour aider les utilisateurs à obtenir ce qu’ils veulent. Par exemple, vous pouvez améliorer votre site comme suit:

  • Le système de recherche: l’analyse des recherches du site vous aidera à comprendre comment les gens renseignent leurs recherches, où ils étaient lors de la recherche, et comment ils ont interprété les résultats de la recherche.
  • Navigation et métadonnées: Est-ce que certaines pages génèrent beaucoup plus d’activité de recherche que d’autres? Quels types de recherches? Certaines options de navigation sont-elle manquantes ou étiquetés de manière confuse? L’analyse des recherches est aussi utile pour vous donner des conseils sur la façon de consolider la navigation de votre site et ces métadonnées.
  • Contenu: Par exemple, vous pouvez étudier des requêtes qui ne donnent aucun résultat. Est-ce parce qu’il n’y a pas de contenu sur le sujet? Faut-il en mettre? Où est-ce que le contenu pertinent est mal nommé ? Ou mal écrit? SSA vous aidera à déterminer quel contenu est manquant et ce qu’il faut faire pour le contenu existant pour s’assurer qu’il puisse être découvert.

Bien sûr, vous pouvez également rendre vos employeurs heureux avec l’analyse des recherches du site. Ils ont des objectifs-pour votre organisation et pour le site lui-même. Ceux-ci peuvent être exprimés et mesurés selon des indicateurs de performance clé (KPI). Les types de recherches liées à des mesures (voir les captures d’écran du livre disponibles ici) peuvent servir de composants pour ces KPI.

Enfin, il existe d’autres moyens importants pour analyser les données de recherche:

  • Analyse du modèle: Quelles tendances émergent lorsque vous «jouer» avec les données? Pouvez-vous utiliser ces modèles pour déterminer quels types de métadonnées et de contenu sont les plus importants à vos utilisateurs? Pouvez-vous détecter des changements dans le comportement et les besoins de recherches qui sont saisonniers?
  • Analyse des erreurs: Lorsque les recherches ne renvoient aucun résultat ou de mauvais résultats que pouvons-nous apprendre? Et que pouvons-nous faire pour résoudre ces problèmes et améliorer les performances?
  • Analyse de la session: Qu’est-ce qui se passe pendant une session de recherche spécifique? Comment les recherches des utilisateurs  et leur compréhension du contenu change pendant qu’ils font leurs recherches?
  • L’analyse de l’audience: Comment pourrions-nous découvrir les différences entre les segments d’utilisateurs et leurs besoins d’information? Et comment pourrions-nous mieux répondre à ces différents besoins?

Pour information, vous pouvez utiliser Google Analytics pour faire cette analyse des recherches internes (en activant une option sur Google Analytics comme le montre cet article)

Quelques liens en anglais:

http://www.kaushik.net/avinash/are-you-into-internal-site-search-analysis-you-should-be/

http://www.alistapart.com/articles/internal-site-search-analysis-simple-effective-life-altering/

http://www.uxmatters.com/mt/archives/2011/06/search-analytics-for-your-site-conversations-with-your-customers.php

http://uxdesign.smashingmagazine.com/2012/05/16/stop-redesigning-start-tuning-your-site/#comments

http://uxmag.com/articles/review-of-lou-rosenfelds-search-analytics-for-your-site

Journée Design Expérience Utilisateur à la cantine par Sylvie Daumal

Je n’ai participé qu’à la matinée de cette journée qui a commencé par la présentation de Sylvie Daumal au sujet de l’expérience utilisateur.

L’UX Design répond à la complexité grandissante de notre écosystème et de notre environnement.  Par exemple pour interagir avec sa banque, il y a de plus en plus de points et de canaux d’interaction, de points de contacts et avec de multiples supports. Or les entreprises n’ont pas pensé les choses de façon holistique (mais souvent par département). Une terminologie plus claire et cohérente par exemple permet d’économiser du budget dans l’entreprise. L’UX Design permet de penser les choses en terme d’expérience du point de vue du client et va jusqu’à modifier le business model canvas.

Business Model Canvas

Par exemple, le cœur de métier d’Amazon à l’origine était la logistique (avoir des entrepôts partout dans le monde) avant de devenir un des plus gros site web d’e-commerce mondiaux et un fournisseur de service informatique (Cloud en particulier).

L’approche UX a de nombreux avantages dont augmenter l’implication des acteurs dans le projet (équipe interne, test, co-creation, logique bottom-up), son pragmatisme qui garantit la performance financière ou encore la génération d’idées qui favorise l’innovation dans l’entreprise.

L’UX design est une méthode et surtout un état d’esprit. Il concerne tout produit ou service dont on fait un usage. C’est une garantie de performance économique et d’innovation.

J’ai ensuite participé à une séance de mise en pratique de l’UX Design avec un atelier dont le sujet était « Favoriser l’usage des moyens de locomotion non polluant à Paris »

L’atelier s’est fait en binôme (j’ai eu la chance de travailler avec Cyril Becquart du site Buzzcar) et était découpé en 4 parties :

  1. 10 min à imaginer seul des nouveaux services en fonction de ses besoins et de son expérience
  2. 15 min à interroger son binôme (sorte d’interview de l’utilisateur) avec différentes questions fournies : La fréquence des trajets journaliers en fonction du moyen de transport (bus, metro, velo, voiture, train, etc), ce qu’on aime, ce qu’on aime pas, ce qu’on aimerait avoir, ce qui nous a surpris le mois dernier). Chaque réponse devait être discutée en utilisant la technique des 5 pourquoi ?
  3. 20 min à imaginer 4 variations de nouveaux services en fonction des réponses de son binôme.
  4. 15 min à les présenter et à en discuter avec son binôme
  5. 15 min à imaginer les différents écrans de la meilleur idée

L’atelier s’est terminé par un tour de table où chacun présentait l’idée à l’ensemble des participants. On a pu voir d’ailleurs des idées originales 🙂  Une des idées principales qui est ressorti de notre côté  est le besoin d’avoir un service de cartes permettant de calculer les itinéraires en vélo avec différentes informations comme les réparateurs, les zones pour garer les vélos. Pour revenir au sujet de « Favoriser l’usage des moyens de locomotion non polluant à Paris », je pense que la gamification et des indicateurs pertinents pour comparer voiture versus moyen de transport non polluant seraient un atout.

Rentrée Expérience Utilisateur 2012

Bonjour à tous !

Déjà 3 mois sans article, pourquoi ? les vacances ? non même pas, je faisais la traduction d’un petit ebook sur comment changer le management, les organisations voir le monde. J’en parlerais ici dés que la traduction sera en vente car elle peut aider les personnes voulant intégrer l’expérience utilisateur ou l’ergonomie dans une entreprise.

Mais, soyez rassuré, je vais recommencer à écrire sur ce blog en commençant par un petit résumé de Site Search Analytics livre très intéressant sur les recherches que font vos utilisateurs sur votre site et étudié au dernier UX Book Club Paris.

Dans tous les cas, je recherche toujours des contributeurs pour ce blog pour le faire encore plus vivre !

 

En parlant de rentrée, je serais Mardi 11 Septembre 2012 à la cantine pour la Journée Design d’expérience utilisateur à La Cantine – Carte Blanche à Sylvie Daumal.

 

Au plaisir de croiser des lecteurs !